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Divacore a rencontré Ez3kiel

Divacore a rencontré Ez3kiel

Divacore a rencontré Ez3kiel ce week-end dans le cadre du festival Constellations à Metz. Tous les Messins vont admirer tout l’été leur mapping sur la cathédrale de Metz. Divacore a donc voulu en savoir plus sur le groupe originaire de Tours. 

Divacore a rencontré Ez3kiel 

(verset 10 du texte 25, extrait du Livre d’Ezéchiel)
«La marche des vertueux est semée d’obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin surgir l’œuvre du Malin. Béni soit-il l’homme de bonne volonté qui, au nom de la charité, se fait le berger des faibles qu’il guide dans la vallée d’ombre, de la mort et des larmes, car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés. J’abattrai alors le bras d’une terrible colère, d’une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l’éternel quand sur toi s’abattra la vengeance du Tout-Puissant.»
Aujourd’hui, vous n’êtes pas seulement dans la production musicale pure (ancien bassiste) mais dans la production multi-support dans laquelle la musique est importante!

Pourquoi Ez3kiel?

«Ez3kiel c’est un groupe qui a maintenant 23 ans depuis 1993. Créé avec Matthieu Fays, on est 3. 2 Musiciens et moi-même. Ez3kiel c’est uniquement de la musique instrumentale, jamais de chant, et c’est pour cela qu’on a développé une écriture visuelle présente depuis les premiers concerts. Il y’a 8 ans j’ai décidé d’arrêter mon implication musicale et de me consacrer à la partie visuelle. C’est donc maintenant uniquement mes 2 collègues à la partie musicale. On a beaucoup de projets, et à chaque projet on change de style mais on garde la même couleur, une couleur très mélancolique. 

Le prochain album sera un album de chansons, ce qui est une première pour nous, car tous nos albums étaient uniquement instrumentaux.»

Combien de temps pour un tel travail : expliquer nous brièvement les étapes permettant un tel résultat?

«Le mapping ça fait 2 an et demi que j’en fait, sachant que pour moi c’est un exercice de style. La première fois que j’ai dû faire un mapping c’était pour un château il y a environ 3 ans. J’exposais dans le château et les organisateurs voulaient un concert le jour de l’ouverture. Ça a bien marché. Le projet d’après c’était la fête des lumières de Lyon, sur la cathédrale directement. En général je travaille plus avec une modélisation 3D, ce qui est différent des autres artistes. J’ai décidé de travailler juste avec les traits et les dessins des pierres des bâtiments, donc plutôt sur des types d’architecture faites à partir de pierre blanche.
Pour la cathédrale de Metz, j’ai mis 3 mois pour réaliser le mapping l’année dernière et 2 mois cette année.»

Vos créations oscillent toujours entre les arts graphiques, arts sensoriels (dernières oeuvres Anato-me et soliedoscope), arts visuels… (sans vouloir vous vexer) mais à quel moment vos créations vous semblent abouties?

«C’est comme un morceau de musique, certains on les travaille 6 mois et d’autres on les travaille 2 jours, là quand je regarde le mapping, pour moi il n’est pas abouti (rire). Ce qui est compliqué dans un mapping c’est qu’on travaille dans le confort de son studio et le rendu est pas toujours ce qu’on veut. Ce qui est bien c’est de tenter des choses à chaque fois, c’est ce que j’aime faire. Et un mapping, c’est toujours perfectible.»

A travers votre mapping, vous abordez les thèmes du réel, de l’irréel, de l’imagination, du voyage, de l’ancrage, du mythologique… et de la vie aussi.
Quelles sont vos source d’inspiration : les cathédrales, les lieux sacrés, l’histoire, le futur?

«À savoir que pour la cathédrale de Metz j’ai 30% d’imposé. Pour le reste, comme ça fait 20 ans que je fais de l’image, le projet Naphtaline c’est que à base d’illustrations anciennes, donc rien à voir avec ce qui est sur la cathédrale. C’est un projet qui a duré 15-16 ans et c’est à la fin de Naphtaline que j’ai décidé d’arrêter de faire du figuratif et faire que des choses abstraites. » Le support de projection est très ancien. Toujours avec beaucoup de technologie.

Par vos créations artistiques, vous aspirez à toucher au sacré ou à la grâce?

« La grâce je préfère. »

Pour Divacore et (selon Linh), “Le terme « sacré » dans un sens non religieux qualifie des valeurs jugées essentielles, la musique et la création artistique touchent au sacré sans nécessité de s’y attaquer directement, on dénote une réelle fascination à déconstruire et reconstruire le sacré non?

« Je ne me prends pas la tête. Je fais les choses automatiquement. Quand je fais une image j’utilise beaucoup de symboles. J’aime bien jouer comme en musique avec les couleurs et les symboles qui sont totalement opposés. Pour moi c’est juste des palettes de couleurs qui sont inchangées.»

Divacore a rencontré Ez3kiel
Crédit Photo : Chrystelle Charles

La Lanterne de Dieu, en tant que messin et fan d’architecture, nous la connaissons par coeur et vous? Vous avez fini par en tomber amoureux aussi non?

 « La cathédrale de Metz est absolument incroyable. À chaque fois qu’on y entre on s’arrête un instant. La façade est un peu compliquée pour faire du mapping (rires). Ça reste des lieux assez incroyables à travailler. J’ai un projet, j’aimerais bien travailler avec la basilique saint-Vincent, c’est vraiment un beau lieu.»

Maintenant, on la voit autrement : psychédélique et mystérieuse aussi. 

Incroyable voyage onirique entre le réel et le virtuel, la vie et la mort, tous les sens sont perturbés… pourquoi? C’est une petite mort à chaque fois ou une renaissance: vos créations sont puissantes et oscillent toujours entre une forme de bien et une forme de mal!

«Il faut demander aux gens qui regardent ça. Depuis le début avec Ez3kiel on cherche à surprendre et à toucher les gens. On prend tout le temps les gens à contre pieds. Il faut un effort de la part du public pour rentrer dans l’histoire. On cherche forcément à toucher les gens. Que les gens soient émus ou ont montré de l’intérêt à notre travail est toujours satisfaisant.»

Vos mappings sont totalement innovants et dans le monde entier, Soleidoscope et Anato-me? Vous revenez au réel, à l’humain, pourquoi?

«Soleidosciope c’est des installations à taille humaine et j’ai été invité à réfléchir sur la notion d’intelligence artificielle. Faire une pause et travailler sur un autre projet m’a fait du bien. Maintenant j’ai envie d’en faire aussi une exposition mais plutôt à titre individuel. Pour le moment je suis en “stand-by” dans l’activité d’Ez3kiel.»

Seriez-vous devenu plus humaniste ou optimiste?

«Je sais pas si je suis optimiste ou humaniste. Ni l’un ni l’autre je crois. Plus optimiste qu’humaniste en tout cas.»

Quelles seront vos prochaines créations: un projet originale et innovant avec Divacore entre image, réalité, réalité virtuelle et audio ça vous dit?

«Pourquoi pas il y a des technologies que je n’ai encore jamais essayé. De belles choses à faire. Il y a tout de même une barrière technologique. C’est pas parce qu’on fait de l’image qu’on est à l’aise sur tout. Pourquoi pas un mapping en réalité virtuelle. La qualité d’écoute sur une cathédrale est vraiment tirée vers le bas.
Pourquoi pas imaginer quelque chose de très contemplatif, avec des chaises longues à regarder le plafond. Quelque chose qui n’a pas de début, pas de fin. Et pourquoi pas le faire avec des casques audio.» 

Merci Yann Nguema d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.

Propos recueillis par Mademoiselle Isabelle Ciccone.

Interview de Ez3kiel
Crédit photo : Chrystelles Charles

Découvrez la Playlist de Ez3kiel 

Divacore a rencontré Ez3kiel et plus particulièrement Yann Nguema qui nous a fait écouter ses morceaux préférés. Découvrez-les. 

Vesuius – Sufja Stevens comme un incontournable. 
Radio head – Anthem «toutes leurs musiques sont incroyables»
James Blake 
Alt J
Bande originale de TheleftOvers par Max Richter
Pierre Mottron  avec l’album Giant. C’est un album qui n’est pas sorti.«C’est un chanteur avec qui nous avons collaboré qui est de Tours. Il a 22-23 ans et ce qu’il fait c’est incroyable.»

Une Playlist à l’image de Yann Nguema qui pourra maintenant écouter ses morceaux favoris grâce à notre casque Addict gravé unique. 

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